Offre d'emploi adulte relais - Médiateur Numérique + Mise en débat



  • Bonjour
    grâce à la Préfecture de Paris, et les efforts de l'équipe de développement local nous avons obtenu un poste adulte relais : Médiateur Socio-Numérique. Le poste est orienté Inclusion Numérique et évoluera vers les autres branches de la médiation numérique. ASTS-offre_adulte-relais.pdf
    Vous pouvez évidemment diffusé.
    Au delà de l'offre d'emploi, il m'apparait important de faire un parallèle avec le décollage des animateurs multimédia et les emploi-jeunes. Le métier d'animateur multimédia n’existait pas mais les besoins sur le terrain étaient très important. Certains ont parlé d'effet d'aubaine. Le dispositif emploi-jeune était générique alors que l'adulte relais, ici, est "taillé" pour la médiation, le numérique ou socio-numérique est alors vu comme une forme de médiation spécialisée orientée inclusion.

    Quand Norauto va faire payer pour la carte grise, que La Poste va le faire pour la déclaration des impôts et que d'autres vont proposer du "clef en main", le citoyen y perdra car personne n'aura de compétences génériques. Il y a à l'heure actuelle très peu de poste de médiateur numérique pour deux raisons selon moi :
    1 -les lieux d'embauches potentiels classiques (EPN, tiers lieux comme les fablabs) n'offrent plus beaucoup d'emploi car ils n'ont pas les finances
    2 - ils ne peuvent pas car ils n'ont pas ingénierie pour le faire.
    Du côté des candidats : il y en a peu pour deux raisons :
    1 - la formation n'est pas organisée d'où l'intérêt de ce groupe de travail.
    2 - de nombreux professionnels ignorent être des médiateurs numériques

    Le dispositif Adulte-Relais est un bon dispositif car en gros la moitié d'un poste est prise en charge par l'état l'autre par la structure qui doit trouver le financement (dans notre cas c'est mairie de paris, fondations, pôle emploi). Du côté de l'adulte relais : le niveau de formation prévu est important et le suivi par la préfecture est rigoureux. Ce n'était pas le cas pour le CAE-CUI par exemple. Evidemment le dispositif peut être améliorer.

    Le soucis dans nos métiers est que nous sommes sur deux rails l'un est le service public du numérique et l'autre les services pour le privé. Pour moi cette démarche d'inclusion numérique doit permettre d'avancer sur les deux rails sans que l'un prenne le pas sur l'autre.
    J'ai bien conscience que cela chevauche les questions qui traversent le groupe de travail N°3. Mais les enjeux liées à la dématérialisation des services ne doivent pas conduire à infliger une double peine : "déjà exclus par un manque de couverture et de connaissance ainsi qu'une absence d'aidants dans ma famille (enfants, frères etc.) , je me retrouve à payer pour un service que je n'aurai jamais du avoir à payer avant". Donc soit les personnes pourront payer mais dans ce cas se pose la question de l'égalité de traitement des citoyens soit ils ne pourront pas et iront grossir les rangs de la file active des assistantes sociales. Celles-ci deviendront tour à tour des aidants pour les impôts, pour la CAF, pour la CPAM, pour les amendes, ...

    Pour conclure, imaginons un dispositif pour éviter les phénomènes de double peine... Et cela passe, nous sommes en GT2, par la formation à la profession de médiateur numérique ou organisons la filière de la médiation numérique.



  • D'un côté tu pointes la difficulté de trouver des candidats. De mon côté, en tant que candidat je te renvoies ma difficulté de trouver une offre qui ne soit pas un contrat aidé. Cui, Cdd, service-civiques...représentent 80 à 90% des offres que je vois. Ensuite, on trouve des offres rattachées à la fonction publique qui dépendent de filières, de cadres d'emplois très précis auxquels seuls ceux qui ont le bon concours peuvent postuler le plus souvent (rare de voir les offres ouvertes aux contractuels)


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