Comment structurer l'offre de médiation et de formation ? En aidant les professionnels de l’éducation a faire communauté !



  • Comment structurer l'offre de médiation et de formation ? En aidant les professionnels de l’éducation a faire communauté ! Class’Code et ses partenaires s’y emploient au travers d’une offre hybride couplant formations en ligne, ressources pour la classe et rencontres présentielles pour transmettre la pensée informatique avec et sans ordinateurs. La volonté d’offrir des ressources libres et l’attention portée à l’équité territoriale nous poussent à identifier et mettre en réseau au niveau local et national les acteurs de l’éducation et du numérique. 30.000 personnes on aujourd’hui bénéficié de Class’Code mais c’est de 300.000 formés dont la France a besoin ! Class’Code est soutenu (sous le nom de MAAISoN) au titre du PIA, suite à l’appel à projets « Culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat » lancé dans le cadre du Fonds national de l’Innovation. Cette action est gérée par la Caisse des Dépôts pour le compte de l’Etat avec le concours et le suivi du Commissariat Général à l’Investissement et des ministères chargés de l’Education Nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.
    Un environnement propice pour Class’Code...… avec des points d’attention. L’évolution des choses est favorable que ce soit à l'école ou dans l'éducation populaire avec une prise de conscience des enjeux autour du numérique au sens large, et du besoin d’en maîtriser les fondements. Le code figure dans les programmes scolaires de primaire et collège, la notion de pensée informatique se banalise grâce aux articles dans la presse et à la généralisation de plusieurs initiatives éducatives. La Grande école du numérique a joué un rôle fédérateur et plus récemment le lancement de la stratégie nationale pour un numérique inclusif avec la Mednum qui cherche à fédérer les acteurs de la médiation numérique. Pour Class´Code au-delà des 5 Mooc initiaux, des 2 manuels scolaires “1,2,3 Codez”, de l’extension pour les lycées avec le Mooc ICN, de toutes les ressources produites et proposées en licence libre, Class’Code est vu comme un outil levier pour répondre à un besoin. Mais aussi comme un véritable animateur de l’éco-système avec un brassage entre les différents milieux éducatifs, et des partenaires faisant des actions communes. Le rôle d’Inria qui n’a pas d’intérêt direct en tant que service public au service de cette cause éducative est vu comme une garantie de neutralité du projet Class´Code. Toutefois, si le projet Class’Code est connu et reconnu, les professionnels de l’éducation et plus spécifiquement de l’Education nationale - objets de beaucoup d’attentes - expriment leur difficulté de terrain.
    Pouvoir suivre la formation oui ! Mais : on relève le manque d’incitation dans les académies, se pose la question sur la reconnaissance de la formation Class’Code -qui produit une attestation de formation- par l’Education Nationale et au-delà. Beaucoup d’enseignants sont réceptifs et enthousiastes mais comment faire franchir le pas aux collègues ? Ceux qui n’ont pas le temps de s'investir dans de nouveaux projets pédagogiques ? Ceux qui n’ont pas de formation idoine inscrite au PAF et qui n’ont pas le temps pour s'auto-former ? Ceux qui trouvent la formation trop lourde ? Comment rassurer ceux qui ne se sentent pas assez accompagnés en classe après avoir suivi un ou des modules ? Il faut être vigilant à ne pas “faire croire” que c’est facile et rapide ; c’est facile de découvrir, mais ce n’est qu’un début. Ne pas masquer la complexité de la discipline : principe de réalité pour que les animateurs et enseignants ne soient pas en difficulté pour animer des séances. Alors comment contourner ces freins ? Et comment contredire la phrase "la formation au code c'est comme la formation à la cuisine : une fois formés combien se lancent dans la confection de bons petits plats ?” et pouvoir répondre “beaucoup” pour que ce soit une réelle formation contaminante ? Comment continuer à avancer durant ces 2,5 années prochaines du projet Class’Code ? Au niveau de l’enseignement supérieur

    • Inscrire la formation à la pensée informatique dans les cursus des ESPEs de façon à ce que tous les nouveaux enseignants possèdent ce bagage minimal et soient en capacité de le transmettre.
    • Faire de la médiation au numérique un enjeu majeur de la formation supérieure en inscrivant dans le cursus des étudiants de master et d’école supérieure d’informatique une UV médiation à valider en participant à la formation des citoyens et notamment des enfants et des enseignants.
    • Former aux fondements du numérique les étudiants de toutes disciplines en attendant qu’ils.elles reçoivent cette formation dans leur parcours secondaire.

    Piloter oui mais comment ? Le rôle de pilotage est largement défendu car il permet le suivi et l'animation. Class’Code aurait donc un rôle à jouer comme animateur de l’éco-système autour de l’apprentissage du code. Mais quelle devrait être la forme, la structure de ce pilotage ? Il convient dès à présent d’anticiper la fin du projet et de prendre en compte son élargissement.
    Quelle structure après Class´Code ? Une fondation ? Une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) qui permettrait de fédérer des structures de types variés (privés et publics) dans un même projet commun ? Ou pas de structure qui risque de rajouter une surcouche organisationnelle à un environnement déjà très lourd d’organisations. Quelle gouvernance réactualisée pour cette suite ?
    Quelles missions ? Poursuivre le déploiement de cette formation vers les publics moins accessibles. Élargir les cibles qui en bénéficient. Soutenir la mise en relation de partenaires qui montent des projets avec le financement idoine sur les territoires. Faire valoir ces sujets et la paroles des acteurs auprès des institutions. Mutualiser les ressources, soutenir la recherche en science de l’éducation sur les impacts cognitifs de ces nouveaux apprentissages.
    Quels moyens ? En ce qui concerne l’animation, l’importance de l’humain et l’implication volontaire et bénévole est un mode de fonctionnement à conserver. Les réunions d’acteurs sur les territoires doivent être favorisées. La marque n’est pas fondamentale - même si Class’Code est une évidence puisqu’elle est là - par contre l’accord sur des valeurs communes sont fondamentales. Les questions des moyens financiers se posent d’ores et déjà sur les territoires comme au niveau du pilotage et des solutions doivent être trouvées pour pérenniser.


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