Contribution de l'atelier numérique LREM 56 (Morbihan) : actions concrètes à déployer



  • Recenser l’existant et aider à structurer des réseaux d’aidants numériques (un réseau est en cours d’installation dans le département avec l’appui du Conseil départemental, de la Caf, la CPAM, Pôle emploi, l’Union des CCAS, …. ; il s’appuie sur un outil en ligne (les bons clics : wetechcare.org/les-bons-clics) développé par l’association WeTechCare qui participe à la stratégie nationale du numérique

    S’inspirer d’expériences intéressantes dans ce domaine comme par exemple « Good Things Foundation » (https://www.goodthingsfoundation.org) ; une organisation anglaise qui repose sur un fort engagement bénévole avec des engagements concrets pour chacun du type :

    • S'engager à aider trois nouveaux learner par mois ;
    • Partager avec eux un accès internet ;
    • Leur apporter un soutien « friendly »

    Organiser une semaine « one line » pour faire connaître et susciter des initiatives dans ce domaine ;
    Développer des cafés numériques (en partant des centres d’intérêt des personnes comme Skype, Le Bon coin, les applis pour cuisiner ou bricoler … etc.)
    Organiser l’assistance par des bénévoles en développant le statut de « tiers de confiance »

    L’essentiel c'est vraiment d'étoffer les initiatives et de les relier entre-elles ; le numérique est l'affaire de tous (et pas seulement de spécialistes) !

    Le principal est d'apporter une contribution qui aille dans le sens de la mise en réseau des acteurs sur les territoires avec quelques points à sécuriser comme notamment le tiers de confiance ; c'est un beau sujet pour l'implication citoyenne.

    Devant la multiplicité des offres permettant la démocratisation de l’accès numérique, et la diversité infinie des besoins (particuliers et professionnels), il est nécessaire d’éclairer les acteurs territoriaux sur les solutions existantes pouvant être proposées pour mieux accompagner la démarche.
    Ceci passe par la constitution d’un « méta carnet d’adresses », permettant d’orienter les acteurs sur les choix adaptés possibles vs besoins, une cartographie qui intègre les coordonnées des points de contact pertinents.
    Ce « méta carnet d’adresses » récence et précise les différentes solutions : outils, organisations, usages, à l’instar du référentiel gouvernemental « OGP Toolbox », mais intégrant les solutions territoriales de proximité, les « aidants », les contributeurs locaux
    Cette action vise à constituer un référentiel local, régional, territorial agile et par principe inclusif (basé sur des technologies Open Source et des données en mode collaboratif, pour faciliter les mises à jours croisées).

    L’état des lieux des écartés du numérique (13M de citoyens) fait apparaître la segmentation suivante :
    a) Exclus, 7% ( pas d’accès internet, pas de matériel, pas de formation suffisante, …)
    b) Débutants, 19% (pratique très accessoire par déficit de compétences,…)
    c) Primo pratiquants, 14% (peur, appréhension de l’emploi des outils et des usages)
    Pour les segments b et c, la mise au point d’un programme de formation adapté permettrait de former et d’accompagner les citoyens qui le souhaitent.
    La formation minimale pourrait être proposée et standardisée par une ingénierie nationale (acteurs de la formation), sur la base d’un modèle d’acquisition progressive de compétences sur les thèmes suivants :

    • l’ordinateur,
    • internet & moteurs de recherche,
    • les réseaux sociaux,
    • la bureautique
    • les outils & services courants
    • les applications médias (musique, photos, vidéo…)
    • comment cultiver la culture numérique ?

    • Le modèle associatif ou les structures publiques locales auraient en charge la mise au point de l’animation du dispositif local & territorial.

    Des consultations locales ou territoriales peuvent être édifiées pour établir, évaluer les pratiques numériques, les situations et les niveaux de progression possibles parmi les :
    a) Exclus, pas d’accès internet, pas de matériel, pas de formation suffisante, …
    b) Débutants, pratique très accessoire par déficit de compétences,…
    c) Primo pratiquants, peur, appréhension de l’emploi des outils et des usages
    Ces consultations sont à organiser par le tissu local et les structures publiques.
    Elles nécessitent des moyens adaptés (salles, matériels PC, moyens de communication … à trouver)



  • Conditions de réussite des actions :

    1. Une mobilisation forte
    2. Des travaux de cadrage et quelques études complémentaires indispensables sécuriser la démarche,
    3. La mise ne œuvre d’une gestion en « mode projet » de la démarche
    4. L’identification d’un sponsor territorial au plan politique
    5. L’identification de moyens matériels nécessaires


  • Déterminer les ENJEUX

    1. Les enjeux d'une inclusion numérique concernent désormais l'ensemble de la population. Quand tous les jours surgissent de nouvelles générations d’outils qui appellent autant d’apprentissages, quand nos manières de travailler, d’étudier, de nous relier, de nous déplacer, de créer, de partager doivent composer avec le numérique, nous voici entrés dans un apprentissage permanent collectif et individuel.
    2. Il ne faut pas perdre de vue les personnes non connectées, souvent isolées ou en difficulté sociale pour lesquelles la médiation numérique concerne aussi l'accès aux droits, aux services publics et la reconquête d’une citoyenneté active.
    3. Le programme de transformation de l’état pour réussir intègre cette dimension.
    4. Il existe aujourd’hui des initiatives multiples ;
      • comment les faire connaître ?
      • comment s’assurer de l’adéquation entre les besoins divers d’une population hétérogène et les réponses apportées ?
      • comment motiver des citoyens ne mesurant pas toujours les enjeux ?


  • Les 13 millions de nos concitoyens éloignés du numérique : ils n’utilisent pas ou peu Internet, et se sentent en difficulté avec ses usages. Le fait qu'ils n'utilisent pas ou peu Internet, n'est pas un constat en soi, ça ne dit rien au fond, car certains n'en n'ont pas plus besoin que ça !
    Le point c'est de savoir POURQUOI ne l'utilisent-ils pas. Pour beaucoup, ils ne l'utilisent pas parce qu'ils n'y sont pas à l'aise ou n'ont pas les moyens (financiers, techniques, etc...) Ce n'est pas absolument obligatoire de se servir de Twitter par exemple.
    Il s'agit donc, la encore de segmenter le couple "citoyens/besoins" pour bien adresser les réponses prioritaires du "numérique inclusif".


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