Proposer des scénarii de gouvernance locale de stratégie d’inclusion numérique



  • Proposez ici des scénarii innovants de gouvernance locale de stratégie d’inclusion numérique (échelon, animation, outils, etc.).
    Ces scenarii peuvent s'appuyer sur la correction d'imperfections constatées dans une gouvernance existante ou encore dans la proposition de l'implication de nouveaux acteurs.

    Les animateurs de la plate-forme s’assureront que vos informations sont bien utilisées par les rapporteurs et prendront contact avec vous si besoin.



  • Bonjour,
    Elu local du Loir et Cher je m’intéresse au processus de déploiement de la fibre optique dans notre département. Après un excellent travail du Syndicat mixte ouvert dans la définition du besoin et le choix du partenaire il va manquer un soutien politique local par manque d’intérêt et de compétence dans ce domaine spécifique du déploiement rural. Dans notre département (surtout le sud) les représentants politiques (Députés-maires-CC) sont en réalité peu impliqués dans ce projet à 5 ans et au mieux envisagent de s'y intéresser à la fin pour couper le ruban. En tant qu'ancien professionnel de ce domaine et de la gestion de projet , je pense que c'est maintenant au début qu'il faut le plus de soutien. A nous marcheurs de saisir cette opportunité.



  • Stratégie :

    • identification des besoins
    • définition des objectifs qui devront être IMPOSES aux acteurs locaux
    • déploiement urgente des infrastructures (réseaux) assurant le haut débit nécessaire PARTOUT
    • accompagnement des utilisateurs tant pour entrer dans ce monde numérique que de façon permanente et pérenne pour les aider à en suivre les évolutions constantes ; pour ce faire une gouvernance doit être assurée où le maître d'oeuvre ne doit pas avoir à rendre rendre des comptes à X financeurs ayant parfois des objectifs contradictoire mais à 1 structure de maîtrise d'ouvrage unique; les communautés de communes me semblent être des structures ad-hoc mais leurs instabilités actuelles, leur manque de moyens, leurs modes de décision posent problème pour un déploiement rapide répondant à l'urgence (comte tenu en particulier de l'objectif d'une administration tout-numérique d'ici fin 2019 si j'ai bien lu) ; pour la maîtrise d'oeuvre les MSAP adossées à des Centres Sociaux sont de bonnes candidates : de part la mutualisation au sein d'une même organisation et couvrant un territoire donné des différents services qu'elles rendent et des acteurs les délivrant, leur rôle dans l'accueil des publics et le lien social qu'elles contribuent à faire vivre dans les territoires ; elles peuvent pour certaines, par délégation de communautés de communes par exemple, assurer une gestion mutualisée de moyens techniques et humains nécessaires à un ensemble d'acteurs locaux de proximité (associations, mairies,...) et gérer des conventions de mise à disposition de ces moyens auprès de ces acteurs. Par ailleurs un dispositif national d'animation des MSAP, proposant entre autres mises en commun d'expériences et formations, existe depuis 2 ans.
      Enfin pour ce qui est des outils (ordinateurs, tablettes, imprimantes 2D/3D, scanners, ...) il faut associer du libre service et du nomadisme pour se rapprocher des populations qui ne peuvent se déplacer (pour raisons physiques, financières, pratiques)
      Bien entendu , pas de gouvernance sans outils et moyens humains (trop souvent oubliés ou sous-estimés dans les financements) de traçabilité des moyens, de leurs usages, de suivi des actions, d'évaluation des services rendus.
      Une chose essentielle : le problème de l'inclusion numérique est pour l'heure d'abord et avant tout un problème humain/social : accompagner et donner confiance à une population, souvent âgée (45 à 80) , et/ouen difficulté sociale, pour qu'elle s’insère dans le 21è siècle, lui permettre de garder une autonomie et de conserver du lien social


  • S'appuyant sur une dynamique partenariale bien ancrée, la Ville de Rennes a développé deux axes:

    • Formaliser un schéma directeur des points d'accès numérique permettant de mieux identifier le rôle des différents acteurs (EPN, bibliothèques, espaces sociaux communs) sur les différents usages: quotidien numérique (accès à l'équipt/à la connexion), création numérique, éducation au numérique, entretien/maintenance, formation, inclusion numérique.
      Le schéma se décline à l'échelle des quartiers pour certains usages (inclusion, entretien), d'autres à l'échelle plus globale de la Ville.

    • Autour de l'inclusion numérique: proposer des espaces numériques avec de la médiation socio numérique (assurés par les professionnel.les du social) dans chaque espace social commun (6 sur Rennes, composés du Conseil Deptal, du CCAS, de la CAF, des centres sociaux, de la Mission Locales)



  • Dans le cadre de l'atelier organisé à Lens, le 6 février 2018, par la communauté d'agglomération Lens-Liévin, plusieurs constats permettent d'envisager une gouvernance territoriale autour de l'inclusion numérique :

    • Les EPN sont aujourd'hui isolés, rien n'est mis en place pour leur permettre d'échanger des bonnes idées et mettre en commun les enjeux qu'ils détectent sur leur territoire. Or, un espace de discussion de ce type est largement souhaité par les participants. Un dispositif d'animation du réseau des EPN est donc possible

    • Les acteurs à inclure dans ce réseau d'animation sont diverses et doivent inclure les partenaires potentiels, capable de détecter de nouveaux besoins et d'orienter les publics cibles vers les bons endroits : CAF, pôle-emploi, service des impôts, boutiques d'opérateurs téléphoniques locaux

    • les institutions citées pour intégrer à ce dispositif son : la communauté d'agglomération, mais également les niveaux départementaux et régionaux afin de mettre en cohérence leurs enjeux avec l'opérationnalisation des EPN.



  • Documentation du projet LeVoice à Montréal, Québec, Canada

    Le projet LeVoice, a pour objectif de faire émerger un écosystème de tiers-lieux d'innovation ouverte dans la municipalité de Verdun, à Montréal, au Canada. Sa conception est particulièrement inspirant sur le sujet de la gouvernance entre les acteurs.

    L'idée principale est de rompre avec la dynamique "top-down" dans laquelle les pouvoirs publics financent des nouveaux lieux de type fablabs, makerspaces, espaces de coworking, indépendants les uns des autres, voire en concurrence. Il est ici plutôt prévu d'utiliser les financements publics comme une incitation afin que les lieux ciblés participent à la même gouvernance et appartiennent au même consortium d'acteurs. Ceci a pour objectif de faire correspondre l'offre de service aux besoins des citoyens et non de laisser les entrepreneurs décider du projet qu'ils veulent monter et se faire concurrence au dépend de la cohérence de l'offre de service globale.
    En effet, la première phase du projet consiste en la création et l'animation d'un lieu-démonstrateur dans lequel les habitants de Verdun pourront tester l'ensemble de l'offre possible en terme de lieux d'innovation ouverte. Une consultation permettra finalement de définir de quels espaces le territoire a besoin.
    Cette consultation permettra de lancer un appel à projets pour les entrepreneurs qui souhaiteraient s'implanter sur le territoire.

    Il est prévu que les financements soient confiés à un "custodian", une entité neutre, un tiers de confiance, avec laquelle le réseau d'acteurs contractualise pour la gestion des espaces, l'utilisation des outils communs et l'animation de l'écosystème. Reprenant à son compte les théories de la "fondation peer-to-peer", ce projet se veut une expérimentation de l'innovation ouverte à l'échelle d'une municipalité.

    Le projet est en cours de financement par le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et la municipalité de Montréal, sa première phase doit être lancée en 2018.
    Toutefois, la documentation est d'ores et déjà disponible (en anglais) en suivant ce lien qui permet de contacter les acteurs pour en savoir plus.



  • @mission-société-numérique
    A noter qu'un dispositif d'animation transverse existe pour les MSAP sous la houlette de la Caisse des Dépôts
    https://www.maisondeservicesaupublic.fr/content/les-acteurs-du-programme



  • Des hubs régionaux, interfaces des territoires d'inclusion numérique

    La stratégie nationale pour un numérique inclusif n'aura d'ampleur et d'efficacité que si elle est propulsée à l'échelle infra territoriale par des interfaces d'envergure régionale : la médiation numérique compte déjà de nombreux écosystèmes de territoire, et il convient d'en renforcer le maillage, d'en assurer l'homogénéité et la cohérence et d'en permettre l'ouverture à d'autres écosystèmes. Les médiations pourront ainsi s'exercer en synergie et complémentarité avec ces écosystèmes extérieurs.

    Ainsi, un hub pourra être identifié à l'échelle de chacune des régions, avec pour fonctions de :

    • révéler le potentiel des écosystèmes territoriaux de médiation numérique et les faire rayonner
    • amplifier la stratégie nationale d'inclusion et en coordonner la mise en oeuvre auprès des acteurs locaux
    • faciliter les collaborations au sein de l'écosystème, avec les partenaires et avec les administrations et collectivités territoriales
    • observer et analyser l'activité de médiation numérique sur les territoires afin d'en mesurer l'impact et d'identifier les besoins non encore satisfaits et territoires non encore couverts. Pour ce faire, des relais départementaux pourront être désignés : il s'agira de fluidifier les échanges d'information et faciliter les retours terrain.

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