Identifier les modèles de gouvernance territoriale qui fonctionnent



  • Déposez ici des récits de bonne pratique de gouvernance territoriale vertueuse. Les éléments attendus sont :

    • le territoire concerné (niveau de détail le plus fin possible)

    • les acteurs en présence (public/privé, brève description)

    • nature des interactions entre les acteurs

    • éléments permettant de retenir ce scénario comme une bonne pratique (volumétrie approximative de personnes accueillies, type de mission rendue, retombées positives constatées, etc.)

    • quels sont à votre avis les facteurs clefs de succès? C'est à dire les éléments sans lesquels ce modèle ne peut pas fonctionner et sans lesquels il sera impossible de le dupliquer.

    Les animateurs de la plate-forme s’assureront que vos informations sont bien utilisées par les rapporteurs et prendront contact avec vous si besoin.



  • Au sein du territoire de Montrouge (92) je coordonne, en tant que bénévole, les ateliers d’initiation au numérique (Numérique pour Tous) qui fonctionnent grâce à une alliance originale de multiples partenaires.

    Ce partenariat regroupe le Ville de Montrouge, l’OPH, des entreprises privés et des acteurs du secteur social ainsi qu’une coordination de bénévoles, qui sont tous alignés sur l’objectif de réduire la fracture numérique pour les plus démunis dans ce territoire.
    https://www.facebook.com/NPT.Montrouge/

    Les apports de chaque partenaire public/privé (financement, services, moyens humains,…) sont répartis comme suit :
    Ville : Support en communication de terrain et en événementiels locaux.
    Entreprise privée (1) : Mise à disposition d’équipements matériels (PC, imprimantes,…) et audiovisuels via la fondation de cette entreprise. Mise à disposition de formateurs via du bénévolat de compétences.
    Entreprise privée (2) : Mise à disposition gracieuse de salles de formation équipées pour le numérique.
    OPH : Mise à disposition gracieuse d’une salle de formation rénovée et équipée pour le numérique.
    Acteurs du secteur social : Relais pour la promotion des ateliers et une des sources de recrutement des apprenants.
    Bénévoles: Coordination et développement des ateliers, formateurs locaux.

    Ce montage original permet de délivrer des formations entièrement gratuites pour les apprenants et sans aucun financement public ni subvention.

    Depuis le lancement en juin 2016, ce sont plus de 130 apprenants qui ont été initiés au numérique dans un format de 11 ateliers de 2 heures. Plus des multiples séances en libre accès qui sont ouvertes spécifiquement pour ses apprenants afin de résoudre tout problème post-atelier qui pourrait les bloquer dans l'usage au quotidien du numérique.

    Le gouvernance de cette initiative est fondée sur deux éléments. Un protocole de référence répartissant les responsabilités et engagements de chaque partenaire et un comité se réunissant régulièrement pour suivre l'avancement et les points d'attention relevés régulièrement par la coordination.

    Les ateliers rencontrent un franc succès depuis le lancement en 2016 avec deux ateliers par semaine sur un trimestre, puis en 2017 passage à trois ateliers et en 2018 ce sont 5 ateliers par semaine pour répondre à la demande croissante de formation au numérique (gratuite).

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  • Voir le sujet : nouveau mode de gouvernance - mutualisation des e-services au niveau Régional.



  • L'erreur à éviter (d'une vision ''Parisienne'') c'est de penser que l'on peut décider de l'organisation numérique territoriale arbitrairement. La meilleure organisation locale dépend des volontés, des hommes et de l'histoire locale. Sur certains territoires, l'intercommunalité est l'organisation adaptée (et les exemples existes), sur d'autre c'est une échelle départementale (Alpi40, Soluris, Sitec...) qui est la plus appropriée et pour d'autres c'est l'échelle régionale ou inter-départementale (Sicitam, Mégalis Bretagne). Il faut écouter les territoires.



  • à Nantes, l'association médiagraph, propose des ateliers numériques à destination de tout publics et principalement ceux qui s'en sentent le plus éloigné. Nous avons des financements multiples liés aux profils, aux ressources et aux statuts des personnes (1/3 financement formation professionnelle, 1/3 financement par les usagers, 1/3 de subvention). Nous sommes attentif à ce que l'argent public des subventions (ville, métropole, conseil départemental) soient destinés aux usages indispensable à la vie quotidienne (prise en main ordinateur, smartphone, tablettes, internet messagerie e-demarches) les autres usages lié aux loisirs étant à la charge de usagers. Les salariés et demandeurs d'emploi ont leurs formations prisent en charge par les OPCA et Pole emploi. Les bénévoles associatif par la ville. Ce mixage de financement nous permet de financer 2 emplois a plein temps et quelques interventions extérieures. Nous proposons également des espace de travail en co-working. Nous avons formé en 17. 300 personnes 1/3 autours des usages professionnels et bénévoles et 2/3 de seniors.
    Ce modèle à intéressé plusieurs porteurs de projets sur d'autres villes, mais faute de moyens, nous n'avons pas pu les accompagner suffisamment pour développer ce modèle.



  • @emmanuel-vivé Il faut écouter les territoires ? Au vu du très mauvais résultat de Mégalis en Bretagne, je pense qu'il faut écouter au plus près et décider au plus près des citoyens. Les "éléments permettant de retenir ce scénario comme une bonne pratique" ne se vérifient pas en Bretagne, les collectivités ne participent pas équitablement au financement de l'accès au haut débit, les collectivités se félicitent de l'arrivée de la fibre optique, mais pas du déploiement pour l'ensemble des citoyens de leur commune, le contrat de délégation de service public signé n'est pas respecté. Trouvons un autre modèle plus efficace et plus près des citoyens.



  • Le rapport(de 2015) d'Akim Oural à la ministre Lemaire "Gouvernance du Numérique dans les Territoires" est-il définitivement enterré, notamment sur la problématique de créer une Compétence Numérique (au sens CGCT) au sein des conseils communautaire des Com Com et Com Agglo (Élu VP+ Services) à partir d'une certaine taille (Nombre de Communes et/ou habitants). Une compétence dissociée de la pure compétence L.1425-1 généralement transférée (avec celle liée au L.1425-2 au passage!) à l'entité CD/CR... SMO en charge des projets d'Infrastructures.
    Ce faisant, dans certains territoires, les EPCI se sentent dégagés, sinon privés (faute de moyens), de leur capacités d'initiatives sur la composante "usages et services numériques"... Dans ce cas, on peut même considérer que la e-inclusion concerne certains de ces élus pour laquelle l'accès au THD voire au seul HD, constituait la finalité ultime!
    Certes la cohésion au nom de la subsidiarité Région <-- Département ou SMO <-- EPCI est souhaitable... Mais, comme cela a été mis en évidence lors des dernières Assises de la MedNum à Mende (Lozère), la transition numérique viendra de la base...



  • Un écosystème régional de médiation numérique

    La région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est dotée il y a plus de 15 ans d'un programme spécifique visant à soutenir et encourager le déploiement de lieux de médiation numérique sur tout le territoire régional. Ont ainsi vu le jour près de 200 dispositifs, portés pour moitié par des collectivités, pour moitié par des acteurs privés, notamment associatifs.

    Ces nombreux professionnels ont mis en commun leurs efforts en 2009 en se constituant en association. Ainsi est née ARSENIC. Depuis, le programme de médiation numérique régional, qui a évolué au fil des années et s'adresse aujourd'hui aussi bien aux agents économiques qu'aux publics empêchés, s'appuie sur ARSENIC pour coordonner son action. Ainsi, ARSENIC se voit confier les missions d'appui aux lieu (échanges de pratiques, accompagnement à la formalisation et à l'évolution de l'offre de services, formation, etc) ainsi que de valorisation des actions et de développement de partenariats.

    Cette expérience d'une coordination à l'échelle nationale nous fait dire qu'une interface, un intermédiaire identifié par les décideurs publics et les partenaires potentiels est un atout indispensable pour le territoire : là où l'offre de services est diffuse et hétérogène, identifier un interlocuteur unique simplifie et fluidifie la communication et augmente la lisibilité du secteur, augmentant de fait les possibilités de collaborations, notamment avec les collectivités.

    Cette posture de plateforme, de relais, nous a permis d'être associés aux démarches territoriales d'aménagement et de développement des usages et services numériques entreprises à l'échelle de la région et des département(SCoRAN, SDTAN, SDUN, etc.) mais aussi des communes et EPCI (telles la Métropole Aix-Marseille Provence) désireuses de s'investir sur le sujet des médiations. Nous sommes par ailleurs structurés pour répondre à des sollicitations de la part d'écosystèmes comme celui des acteurs des professionnels de l'action sociale ou de l'illettrisme, pour collaborer avec les chambres consulaires et les réseaux d'entreprises, etc.

    Toutefois, cet échelon régional est parfois un frein, notamment lorsqu'il s'agit de répondre rapidement à un besoin ou une commande à l'échelle infra-territoriale. Ainsi, nous réfléchissons à ce changement d'échelle et pouvons affirmer que des relais de territoires calibrés en départements seraient très utiles : bien que l'échelle régionale soit fondamentale pour garantir une couverture équitable du territoire, l'échelle départementale permet une connaissance affinée des spécificités et besoins des bassins de vie et d'activité et une plus grande agilité. D'ailleurs, certains territoires en PACA sont en train de se constituer ainsi en écosystèmes départementaux.

    Aussi, nous recommandons l'instauration d'interfaces, de hubs régionaux articulés autour de relais départementaux au plus proche des acteurs de terrain.


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