L'apport des bornes interactives pour se RECONNECTER !



  • Extrait de notre contribution transmise au groupe par mail:

    Les chiffres (pris sur le site Stratégie nationale pour un numérique inclusif) de la fracture numérique sont consternants :
     34% des personnes résidant dans les villes moyennes disent ne pas du tout profiter des opportunités du numérique
     Et 74 % des Français non diplômés ne s'estiment pas compétents pour utiliser un ordinateur.

    Les conséquences sont certainement terribles pour les personnes qui se sentent démunies, en décalage avec le numérique, « en retrait » de la société d’aujourd’hui par manque d’accès à l’information, et plus grave en terme d’employabilité.

    Jusqu’ici, on estimait que la « Génération internet » allait remédier au problème.
    L’arrivée massive des smartphone nous a donné l’illusion de cela !

    Mais depuis vingt ans on sait que : « Le problème ne se pose pas seulement en termes d’accès aux media, de mise en réseau. Il s’agit bien de savoir comment les différences relatives à la disponibilité des services, la maîtrise de la technologie, la motivation, et les occasions d’apprendre pourraient conduire à un monde à deux niveaux » (Tapscott, 1998, p. 256).

    Le futur semble encore bien plus sombre considérant un important clivage numérique avec :
     d’un côté des « INFORICHES » qui baignent dans la culture numérique, l’utilisent pleinement à la fois dans leur métier et dans leur vie quotidienne
     et de l’autre, des « INFOPAUVRES » (nous n’avons pas retrouvé l’origine de ce terme affreux) qui seront réduits à exécuter ce que des robots ou « l’IA » leur dira de faire (à l’instar des manutentionnaires dans les entrepôts logistiques dont chaque déplacement est dicté par l’informatique).

    « La montée du numérique en entreprise, l’intelligence artificielle ou la disponibilité d’énormes masses de données renforcent au contraire l’efficacité du travail intellectuel, de ceux que l’ancien ministre du Travail de Bill Clinton, l’universitaire Robert Reich, avait baptisés les « manipulateurs de symboles». Alors que la révolution industrielle avait raccourci l’échelle sociale, la révolution numérique l’allonge. Les emplois intermédiaires disparaissent au profit des emplois très et peu qualifiés. La société se polarise et les inégalités s’accroissent. » (Les Echos 16 février 2018).

    A l’ère de « l’économie de la connaissance » qui est certainement la seule voie vers l’indispensable Développement « soutenable » (voir Idriss Aberkane), comment pouvons-nous accepter cela, nous spécialistes du numérique ?

    Nous pensons que des solutions existent et, qu'elles sont insuffisamment déployées.
    Notons que, par essence, le numérique est tiré fortement vers le haut de par la compétition acharnée entre les acteurs; ceux-ci délaissent les solutions simples plus "accessibles".

    Notre contribution souligne l'apport des bornes interactives comme une solution simple qui permet précisément d'atteindre et d'orienter les « publics cibles » ou faisant malheureusement partie des statistiques rappelés ci-dessus.
    Elle repose sur notre expérience de grands projets de bornes interactives, notamment celui de la CNAMTS déployées dans toutes les CPAM.

    Pour atteindre la cible des personnes en situation « d’exclusion numérique », une des solutions envisageables est de proposer des "services basiques" sur des bornes interactives.

    Par ailleurs, on sait déjà que la population s'est habituée aux pompes de carburant automatiques, aux distributeurs de billets de banques, aux bornes de transport, etc…

    Dès lors, on peut faire "un petit pas" de plus avec précisément des bornes interactives qui présentent toujours des services basiques reposant sur des ergonomies simples.

    Ces services basiques sont:
     Recherche d'une information
     Inscriptions
     Impression d’une attestation
     Dépôts de documents
     Paiement

    Ces services basiques proposables permettent aux utilisateurs de se " RECONNECTER" notamment à des administrations (CNAF, centre des Impôts, CNAM, CARSAT, Mutuelles,..) qui imposent de plus en plus un accès numérique.

    Coté administration, les bornes remplissent parfaitement l’objectif : « le numérique doit libérer les agents des taches inutiles » (Mounir Mahjoubi).

    Les agents peuvent alors se consacrer aux taches plus complexes et accorder plus de temps aux citoyens.

    Nous ainsi montré dans cette contribution, l'intérêt des bornes interactives pour faciliter l'inclusion numérique et, progressivement permettre à une partie de la population de s'accoutumer et de reprendre confiance dans le numérique.

    Les toutes dernières technologies IT permettraient encore d'améliorer la mise en confiance, donc d'une inclusion numérique progressive. Ce que nous pourrions détailler dans une étude plus complète.


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